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Églantier en gemmothérapie : le bourgeon des défenses naturelles et de la sphère ORL
Petit, sauvage, épineux… et nettement plus intéressant qu'il n'en a l'air.
Septembre a une façon assez efficace de remettre tout le monde ensemble : les enfants retrouvent les classes, les adultes les bureaux, les transports se remplissent… et les paquets de mouchoirs recommencent discrètement à coloniser les sacs.
C'est justement une période où l'Églantier, Rosa canina, revient souvent sur le devant de la scène en gemmothérapie.
Traditionnellement, ses jeunes pousses sont particulièrement associées à la sphère ORL et aux défenses naturelles. Mais derrière cette réputation se cache quelque chose de plus intéressant qu'un simple « bourgeon de l'immunité » : une jeune pousse dont la composition chimique commence elle aussi à être étudiée.
L'Églantier en quelques mots
L'Églantier est notre rosier sauvage, celui des haies, des talus et des lisières. Il appartient à la famille des Rosacées et produit à l'automne les fameux cynorrhodons, ces fruits rouges particulièrement connus pour leur richesse en vitamine C.
En gemmothérapie, ce ne sont pourtant pas les fruits que nous utilisons, mais les jeunes pousses fraîches, récoltées pendant leur développement.
Et cette petite précision a son importance : les différentes parties d'une plante n'ont pas forcément la même composition.
La Fédération Européenne d'Herboristerie classe notamment le Rosier sauvage parmi les bourgeons traditionnellement utilisés autour de la sphère ORL.
Pourquoi est-il si connu en gemmothérapie ?
L'Églantier est surtout intéressant par la cohérence de sa signature traditionnelle : ORL, changements de saison, défenses naturelles et terrains sujets aux petits épisodes qui reviennent régulièrement.
Autrement dit, ce n'est pas uniquement le bourgeon auquel on pense une fois que l'hiver est installé. Il est davantage associé à un travail de terrain, notamment lorsque les saisons changent ou que la vie en collectivité reprend.
Mais plutôt que de s'arrêter à cette tradition, on peut se poser une autre question :
qu'y a-t-il réellement dans les jeunes pousses d'Églantier ?
Ce qu'on trouve réellement dans son macérat
C'est là que l'Églantier devient particulièrement intéressant.
Une étude consacrée directement à des macérats concentrés de jeunes pousses de Rosa canina a identifié plusieurs familles de composés : de l'acide chlorogénique, différents gallotannins, ainsi que plusieurs dérivés de la quercétine et du kaempférol, qui appartiennent à la grande famille des flavonoïdes.
Dit comme ça, on sent déjà le cours de chimie végétale arriver.
En version humaine : les polyphénols et flavonoïdes sont des molécules produites par les plantes et largement étudiées pour leur implication dans les phénomènes antioxydants et dans différentes réponses biologiques.
Dans cette même étude, le macérat d'Églantier s'est d'ailleurs distingué par son profil en flavonoïdes et par une activité antioxydante mesurée expérimentalement.
Cela ne prouve pas à lui seul toutes les propriétés traditionnellement attribuées à l'Églantier en gemmothérapie. En revanche, cela permet de faire le lien entre une tradition d'usage et des constituants réellement retrouvés dans le macérat de jeunes pousses, sans avoir besoin d'emprunter toute la réputation du fruit.
Et la fameuse vitamine C ?
Elle mérite évidemment d'être citée, mais au bon endroit.
L'Églantier est bien une plante emblématique de la vitamine C grâce à ses cynorrhodons. Les fruits de Rosa canina sont également bien documentés pour leur richesse en composés phénoliques et autres molécules bioactives.
Mais nous utilisons ici les jeunes pousses.
On ne peut donc pas dire : « le fruit est très riche en vitamine C, donc le macérat de bourgeons l'est forcément aussi ».
C'est précisément pour cela que les analyses réalisées directement sur les macérats sont beaucoup plus intéressantes pour parler sérieusement de gemmothérapie.
En pratique, pourquoi s'intéresser à l'Églantier ?
Si l'on rassemble ce que nous savons, l'Églantier garde une place assez claire.
En gemmothérapie traditionnelle, il appartient aux grands bourgeons associés à la sphère ORL et aux défenses naturelles. Les recherches menées directement sur ses jeunes pousses mettent parallèlement en évidence une composition intéressante en flavonoïdes, tannins et autres composés phénoliques, avec une activité antioxydante observée en laboratoire.
C'est donc un bourgeon que l'on retrouve naturellement dans les réflexions autour des changements de saison, des périodes de reprise collective ou lorsqu'on souhaite accompagner son terrain dans une démarche globale de bien-être.
Prudence : la gemmothérapie s'inscrit ici dans une démarche de bien-être et ne remplace ni un diagnostic, ni un avis médical, ni un traitement lorsque celui-ci est nécessaire.
Pourquoi l'avons-nous choisi dans Immuni-T ?
C'est cette signature qui nous a conduits à intégrer l'Églantier dans Immuni-T.
La formule a été pensée autour de plusieurs axes complémentaires liés à la période hivernale et aux changements de saison. L'Églantier y apporte notamment sa place traditionnelle autour des défenses naturelles et de la sphère ORL.
Et au domaine ?
Sur le papier, l'Églantier est un joli rosier sauvage.
Sur le terrain, c'est surtout une plante qui possède un talent assez impressionnant pour accrocher votre manche exactement au moment où vos deux mains sont déjà occupées.
Ses jeunes pousses doivent être récoltées fraîches, au bon stade de développement. C'est aussi ce qui rend notre travail très différent d'une fabrication à partir d'une plante sèche achetée sur catalogue : nous devons suivre le rythme de la plante elle-même.
On peut prévoir une semaine de récolte.
L'Églantier, lui, n'a jamais signé le planning.
Et c'est finalement une bonne manière de résumer ce que nous aimons dans la gemmothérapie : derrière une jeune pousse qui semble toute simple se cachent à la fois un usage traditionnel, une chimie végétale complexe et un vrai travail de terrain.
L'Églantier a simplement ajouté quelques épines pour être certain qu'on ne l'oublie pas.
Fédération Européenne d'Herboristerie — Rosier sauvage, Rosa canina. Consulter la source
Étude analytique de macérats concentrés de jeunes pousses, dont Rosa canina. Consulter l'étude